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Comme chaque année la revue "PRESCRIRE" vient de publier la liste des médicaments à éviter pour mieux se soigner......

 

Pour la neuvième année, la revue médicale indépendante Prescrire publie sa liste de médicaments jugés « plus dangereux qu’utiles », dont certains aux « effets indésirables graves ». 
 
Revue de détail. 
   

Prendre un traitement n’est jamais anodin et la revue indépendante Prescrire nous le rappelle chaque année en publiant une liste des médicaments à éviter.

Ces traitements ont reçu une autorisation de mise sur le marché européen ou français. Sur l’ensemble des médicaments autorisés, l’étude de Prescrire a passé en revue les données scientifiques et identifié 112 médicaments « plus dangereux qu’utiles », dont 93 commercialisés en France. Chaque année, ce bilan est mis à jour et la revue fait le choix d’écarter tout médicament dont la balance bénéfices-risques est défavorable en raison de sa nocivité. Des médicaments peuvent en effet être mis sur le marché par les autorités, grâce à la délivrance d’une AMM, mais avoir toutefois des effets indésirables ou secondaires plus ou moins importants selon le patient. Une mise sur le marché dont « Prescrire » estime qu’elle peut exposer les patients à des « risques disproportionnés » au regard des bénéfices attendus

 

• Deux nouveaux médicaments jugés dangereux

– Le finastéride « 1 mg », traitement contre la chute de cheveux, dont l’ANSM a déjà pointé la dangerosité en décembre 2019. L’agence signalait les risques de ce traitement contre la calvitie (troubles anxieux, dépression, idées suicidaires, troubles sexuels).

– Un vasodilatateur, le piracétam fait cette année son entrée dans la liste des médicaments à éviter. Ce médicament est utilisé dans le traitement de troubles cognitifs.

 

Pour chaque médicament mentionné, la revue explique précisément les raisons pour lesquelles la balance bénéfices-risques est jugée défavorable.

Ainsi, en raison des risques supérieurs au bénéfice sur la santé des patients, la revue déconseille par exemple l’utilisation de certains traitements dans le traitement du diabète, de la douleur ou des troubles de l’équilibre:

 

• Dans les traitements pour le diabète de type 2:

Comme en 2019, Prescrire estime que certains médicaments utilisés dans le diabète de type 2 ont une balance bénéfices-risques défavorable: il s’agit de certaines gliflozines, des hypoglycémiants « sans efficacité démontrée » avec trop d’effets indésirables en association avec d’autres traitements de premier choix comme la metformine:  c’est le cas de la canagliflozine, l’empagliflozine, l’ertugliflozine et la dapagliflozine. 

Ces traitements commercialisés en Europe depuis 2015 bloquent la réabsorption du glucose par le rein. Ainsi, le glucose est pour partie redirigé dans les urines. Mais les glyflozines génèrent de graves effets secondaires aujourd’hui bien documentés: atteintes cutanées graves, infections des voies urinaires et « peut-être des augmentations du risque d’amputation des orteils » indique Prescrire. Dans un avis rendu en décembre 2019, la HAS soulignait que « dans les pays nordiques où certaines gliflozines sont commercialisées, des effets indésirables rares et graves sont apparus » alors que d’autres traitements éprouvés ont fait leurs preuves. Aujourd’hui, seule la dapagliflozine est disponible en France.

 

• En rhumatologie, deux traitements à éviter contre la douleur

Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme le méloxicam, le piroxicam et le ténoxicam sont à éviter en raison de troubles digestifs et cutanés (dont des syndromes de Stevens-Johnson et des syndromes de Lyell). Ils sont prescrits pour leurs propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques dans la prise en charge de polyarthrites rhumatoïdes, de spondylarthrites ankylosantes ou de crises d’arthrose de courtes durée. La revue suggère les « options les moins à risques » de type paracétamol, ibuprofène ou naproxène, dans le strict respect de la posologie.

Prescrire rappelle aussi que l’on ne connaît pas de traitement médicamenteux efficace pour l’ostéoporose et la perte osseuse. Et de pointer le romosozumab. Non commercialisé en France, il exposerait « peut-être les femmes à un risque cardiovasculaire accru, avec un surcroît de mortalité chez celles âgées de plus de 75 ans ».

 

• En neurologie, vigilance sur les traitements médicamenteux des troubles de l’équilibre

Utilisé chez l’adulte dans le traitement symptomatique de certains troubles de l’équilibre comme les vertiges ou les déficits cognitifs et neurosensoriels, l’étude alerte sur le piracétam, un psychostimulant qui ne semble pas avoir « d’efficacité clinique établie ». En revanche, son utilisation n’est pas sans risque: hémorragies, nervosité, agitation, prise de poids.  Et de préciser aussi que peu de médicaments ont une balance bénéfices/ risques favorable dans le traitement des vertiges.

 Les médicaments sans efficacité clinique ou dangereux listés l’an passé sont toujours répertoriés sur la liste de la revue Prescrire. Leurs effets indésirables et dangereux sont à retrouver dans ALLO DOCTEUR « Pour mieux soigner des médicaments à écarter » 

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